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samedi 20 mars 2010

Figure ressemblante

27 A bien y réfléchir...

On est comme l’univers naît

L’homme et l’univers correspondent: une essence pour une naissance. Nombre de points les unissent, leur attribuant une affinité observable.
Tout au long de sa vie, chaque individu, même humble, se trouve placé à mi-chemin — comme le cosmos originel — entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Le savoir rend vaniteux. Qu’en est-il alors du pouvoir? Mais passons.
Nos télescopes ou microscopes, foncièrement indiscrets, nous invitent à reluquer les dessous intimes et les lieux du météorisme initial de Dame Nature. Depuis que ses voiles sont soulevés, on en apprend de belles sur la belle.
L’univers balbutiant compta très tôt d’innombrables systèmes planétaires regroupés en galaxies. L’homme, de son côté, compte (pas à l’unité près, ce travail serait trop fastidieux, surtout actualisé journellement) des quantité monstrueuses d’atomes regroupés en molécules.
Les soleils joyeusement apparaissent, disparaissent, réapparaissent ailleurs. Les atomes du corps humain itou.
D’une minuscule et unique localisation énergétique partit la formation d’un univers en pleine croissance. D’une minuscule et unique cellule part la formation de chaque bonhomme en pleine croissance.
Dans les couches d’enfantement du big-bang, s’étale un genre de brouillard refroidissant composé d’une matière incertaine. L’esprit du petit d’homme, pas encore formé aux matières nobles, baigne dans un brouillard d’idées qui refroidit la raison.
Même adultes, certains n’en sortent jamais. Par exemple, ces fanatiques religieux qui tournent mal, détournent des avions vers des tours pour tour à tour faire leur mauvais tour, tels des vautours tourmenteurs et menteurs, voleurs de vie en vol.
Les derniers des hommes sont à l’évidence loin du premier, qui en réalité ne l’est pas: analytiquement parlant.
Chacun d’entre nous devrait se sentir concerné par un tel type d’apparence où la figure déterminante permet, quand on le veut vraiment, de s’affranchir du retour répétitif aux lois impératives.
Cette pauvre pomme d’Adam, libéré des incompréhensions fautives de son cerveau reptilien, peut enfin découvrir la vraie personnalité d’Eve. En lui-même, il la comprend. Son jugement se conçoit. Sa cote n’est pas perdue grâce à la connaissance qu’il obtient d’elle. Il en prend conscience: elle est sa moitié réflexive et réfléchie. De même, le fruit ainsi que son ver dont les leçons doivent être absorbées. Ensuite, Adam assimile tout. D’ailleurs ou d’ici, plus tôt ou plus tard, l’homme donne naissance à l’homme, sans accoucher. S’abstenant d’exposer l’extrême fond de sa pensée (si peu parfaite), il rend service à tout le monde.
Au matin du monde, la bonne nouvelle d’une bonne étoile pareille (en se référant à l’adjectivé substantif précédent), sans précédent, c’est clair, rayonne autour d’elle. L’autre, ailleurs, est un pesant trou noir à la définitive obscurité d’où rien ne sort, pas même la foudre et ses coups.
Au tournant d’une génération nouvelle du monde pareil (en se référant à l’adjectivé substantif précédent), l’homme bon (et cent pareils) ayant le feu sacré, rayonne l’amour autour de lui. L’autre, ailleurs, comme un animal pesant est enfermé dans ses noires pensées et pour rien fulmine.
La chaîne humaine forme ainsi une ronde spiralante, semblable à l’évolution des galaxies.
Martin GALGALLUS

samedi 13 mars 2010

Figure tordue

26 A bien y réfléchir...


Tout le monde a besoin de ronds

Notre fameux «big-bang» et son pendant, le «big crunch» seraient donc les deux faces d’un même événement explosif. Le premier fut si marquant qu’on en parle encore aujourd’hui, alors qu’il date de plusieurs milliards d’années. A côté, s’agissant des histoires de primates plus ou moins dégrossis qui nous tracassent d’ordinaire, on sent la petitesse. Même nos gravissimes problèmes actuels seront sans doute oubliés dans quelques millions d’années.
Par exemple, cette impossibilité prévisible, sur la planète entière, d’alimenter en suffisance, d’ici seulement quelques décennies — par conséquent à très court terme au regard des temps géologiques —, avec le liquide terrestre essentiel ou n’importe quelle forme d’énergie permettant au corps humain de se mouvoir afin d’exister, nos véhicules motorisés.
Bien que détonant, le phénomène du «big crunch» n’a rien d’étonnant. Dans certains domaines, on retrouve ce genre d’antipode. Pensons à la matière et l’antimatière, la particule et l’antiparticule, l’atome et l’antiatome, le moine et l’antimoine… Sans négliger pour autant, le temps et le contretemps (qui semble induire les invraisemblances facétieuses de la mécanique quantique).
Cet aspect «double» des choses n’est donc pas unique. On l’observe même chez les buveurs de scotch, après leurs nombreuses commandes utilisant ce terme, et qui voient ainsi.
Ajoutons aussi l’éminent corollaire découvert par les savants grecs de l’antiquité, qui proclame: toute chose coupée entièrement forme deux morceaux. Avancée décisive de la connaissance : axe fondamental d’où les mathématiciens arabes purent élaborer l’algèbre.
Toutefois, comme cela arrive avec l’orthographe, il y a des exceptions. Cette belle règle opératoire ne fonctionne pas à tous les coups. Le ruban de Möbius en est un bon exemple. Si l’on coupe cet anneau tout du long, le résultat obtenu est singulier: une seule bande. Un anneau plutôt banal au demeurant, qui n’inspire aucun élan affectif. Une longue ganse aux deux faces redevenues bêtement séparées et qui se torsade à la manière d’un brin d’ADN d’être annelé.
Néanmoins, il s’agit d’une curiosité qui peut nourrir la réflexion de l’amateur d’infini car ce n’est pas fini. Coupé à nouveau tout du long, l’objet antérieur forme un ensemble de deux anneaux distincts mais enchevêtrés où chacun a une apparence hélicoïdale. Ce dernier trait permet d’avancer puisque le mouvement est synonyme de vie.
Ainsi se déroule cette boucle magique qui en comporte plusieurs en son sein. Coupée et recoupée, elle ne perd jamais son unité.
Comme quoi tout est dans tout. Ce formateur précepte, faut-il le rappeler, possède la particularité ahurissante d’être également vraie en sens inverse: paradoxe de l’ordre du sublime. Vérités syncrétiques pour l’astronome lunatique rivé à son télescope numérique et l’utilisateur excentrique d’un microscope électronique.
Deux considérations en vague forme de chiasme qui s’apparentent au concept des origines: l’œuf engendre la poule, ou bien est-ce le contraire ?
Martin GALGALLUS

samedi 6 mars 2010

Figure coupée

25 A bien y réfléchir...

La création nécessite un petit joint

Contrairement aux deux infinis inversés du ruban de Möbius, notre analogie (comme n’importe quelle autre d’ailleurs) a ses limites.
Va donc récidiver, l’objecteur de science (conscience ici ne s’appliquant pas, encore que l’apport syllabique initial complémentaire d’un pareil terme ne peut qu’aider à mieux identifier le sujet du royaume des recherches cognitives dont on parle). Sa réfutation pourrait se faire en ces termes: entre big-bang et big crunch, côté infini astronomique, on aurait ainsi une boucle, et côté microscopique, forcément, une seconde boucle. Résultat: les «bouts» seraient «collés» à deux endroits différents. Sachant que 180° plus 180° égalent un tour complet, [ricanement] votre ruban de Möbius craque.
Bien qu’elle soit d’une logique implacable, cette observation est discutable, alors discutons-en. Nos élucubrations nous permettent d’avancer que les boucles en question ne sont pas identiques. La preuve: aucun éléphant ne peut entrer dans un atome de porcelaine (et c’est heureux, imaginez les dégâts en cas d’affolement du pachyderme). D’autre part, si vous pesez l’éléphant à l’aide d’une grosse balance (sans dénonciation aucune), qu’il soit chargé ou non d’un atome de porcelaine, l’aiguille ne bouge pas.
En fois de quoi, toutes choses étant plus ou moins égales par ailleurs, dans cette ténébreuse affaire, seul l’infiniment petit est coupable: une torsion continue doit par conséquent environner la «jointure».
D’intrigants paradoxes, constatés à l’échelle quantique, en font foi. Tels ceux que recèle le postulat du père Noël. Ubiquité, seul argument plausible, en mesure d’élucider le phénomène d’une remise de cadeaux instantanée dans chaque fuseau horaire. Cubage restreint du véhicule (ou pire, capacité moindre d’une hotte) comparé à l’encombrement d’innombrables jouets sous empaquetage antichoc (en se basant sur un dénombrement moyen de 3 présents 1/4 par enfant, mômes désobéissants inclus). Livraison à une date fixe au minutage draconien (quelques secondes de battement). Traîneau volant sans ailes ou rotor. Et ces rennes qui s’affranchissent des règles pesantes de l’attraction terrestre pour cavaler dans l’azur nocturne, à quoi ils carburent au juste, on aimerait bien le savoir?
De sorte que même pour les plus fins experts, ces domaines renferment encore beaucoup d’étrangetés, pas toutes résolues jusqu’à aujourd’hui.
Martin GALGALLUS

samedi 27 février 2010

Figure bouclée

24 A bien y réfléchir...


Un point c’est tout

Celui qui est pris d’une irrépressible envie d’avoir un ruban de Möbius personnel (en fait, chacun d’entre nous, tôt ou tard) sait que sa fabrication implique une partie première : la jointure. Instant décisif où il ne faut oublier ni une torsion de 180° à l’un des bouts ni la colle. Sinon, une fois collé, vous méritez l’unique note identique à la forme élémentaire obtenue: zéro.
Si l’on admet que, grâce à Möbius, nos deux infinis contraires et universels ne forment qu’une seule étendue, où se trouvent les bouts collés demandera le scientifique douteur. Mais on pourrait tout aussi bien employer l’approprié synonyme du dernier terme, à savoir: douteux.
Entre parenthèse, voici la synthèse d’une hypothèse de thèse sans métathèse.
Le big-bang engendreur d’un univers boumant a besoin de sa contrepartie, que certains appellent «big crunch». Faute de quoi, il manque l’essentiel: la possibilité d’une dimension concevable de démarrage.
Autrement, à quel niveau infime commencerait le big-bang, sachant que ce départ à lieu forcément «quelque part» au cours de l’infiniment petit? Où placer la butée du curseur?
Un problème qui peut en poser un même à Dieu: une vraie colle. Car «avant» l’instant du démarrage cosmique, cette «dimension» serait trop petite: d’une insignifiance piteuse, presque risible.
Sans compter qu’à une échelle pareille, cela peut vite devenir catastrophique. Au lieu du point de départ attendu: pfft! rien du tout. Rien que du rien, et pas autre chose.
Outre qu’un truc si petit peut s’égarer facilement, glisser entre les doigts divins, se perdre Lucifer sait où: même pas le diamètre d’un grain de poussière, d’un atome, d’un quark… Bref, pas bésef!
Et parlons-en car c’est important, une perte aux conséquences tragiques: pas de planète bleue et pas d’hommes pour la polluer. Quel gâchis (potentiel) c’eut été! Par bonheur, l’immodérément infinitésimal cordon a pris: nous offrant l’opportunité de polluer entièrement la terre. Donc tout va bien!
Alors revenons à notre interrogation récurrente. Quand l’espace (ici on n’a pas le temps de parler de lui) apparut, il avait quelle taille précise l’étonnant détonant (dans la mesure où Dieu, seul témoin irrécusable, tendit l’oreille) point génésiaque?
L’aboutissement consécutif au big crunch (pour s’épargner l’emploi de «terme», à connotation irrévocable et pathétique) résout élégamment l’énigme en question. D’une part, il autorise l’union des «bouts à coller», d’autre part, il règle automatiquement la valeur du point de départ recherchée. Celle-ci se situant très exactement à la seule position médiane en mesure de réunir les deux infinis. Tel le tour de taille d’une star, ni excessif ni insuffisant: parfait!
Martin GALGALLUS

samedi 6 février 2010

Question existentielle


21 A bien y réfléchir...

Les incertitudes sont universelles

Le surgissement de l’univers, grâce au fameux big-bang, n’a pu se produire qu’ailleurs (à une adresse impossible qu’aucun facteur virtuose ne saurait dénicher), hors du couple espace-temps. Sans quoi cela signifierait que sa présence précéda sa survenue: absurde! Avant qu’une chose ne soit créée, elle n’existe pas. On doit par conséquent considérer cette dernière comme nulle et non avenue.
Une sacrée question qui ne souffre d’aucun compromis, ou alors on sombre dans la folie shakespearienne. Ainsi l’histrion figurant Hamlet, qui crâne face au verbe substantivé, évoque un constat intrigant dont le prince du Danemark s’avère, dans son délire, incapable de trancher, avec sa célèbre formule: naître ou n’être pas.
Une alternative que tout le monde aurait intérêt à ne jamais oublier dans la vie courante. La réalité de toute chose repose seulement sur deux possibilités: elle est avérée ou non. Un choix simple: c’est soit l’un, soit l’autre. Et il convient d’apprécier en permanence la justesse de son analyse, spécialement quand l’autre est suspect.
Ainsi concernant les affaires de gratifications fabuleuses – qui immanquablement virent à l’arnaque –, toujours se méfier des intermédiaires quand ils ne fournissent aucune preuve tangible. Ou «connaissable», comme lors de la dernière (mais pas ultime) crise du pognon à gogos, avec ses innovations financières «sophistiquées» (dernier adjectif riche en significations telles frelatées, trafiquées, et surtout falsifiées). De sombres calculs pour cela totalement opaques.
Ce n’est pas pour rien que nos anciens, plutôt fines mouches, dans la mythologie grecque, choisirent un seul dieu (Hermès) qui fut commun aux marchands et aux voleurs. On l’aura compris, l’insuffisance divine n’était pas en cause car les sages de ce temps étaient prodigues en dieux allégoriques, leur fécondité surhumaine étant due à un engendrement fantastique. Sans compter l’ère des Romains où tous furent doublés. Il est vrai qu’on ne chipotait pas à l’époque, comparé aux parcimonieuses religions monothéistes. Des pertes auxquelles s’ajoutent, aujourd’hui, nos ressources minérales, d’innombrables espèces végétales et animales, outre les espèces bancaires, l’ample offre de produits agricoles.., ces variétés dont le spectacle agrémente pourtant l’art du divertissement.
Martin GALGALLUS

samedi 30 janvier 2010

Nature débordante

20 A bien y réfléchir...

L’espace disponible de l’univers n’est pas compté

A l’évidence, on ne case pas un bel univers comme le nôtre nulle part. Il nécessite une place conséquente. D’autant plus qu’il ne cesse de croître. Ce qui nous ramène au «contenant» et à un problème de rangement: sur quoi notre univers gagne-t-il son extension? Grenier, cave, échauguette, balcon, appentis, garage…?
Si dans un local bondé une grosse brute écarte les bras, ses voisins fluets se compriment davantage. Tout espace récupéré empiète forcément sur quelque chose: où que ce soit, quoi que ce soit. Chaque usager du métro connaît cet axiome d’instinct.
Puisque l’univers se dilate, et pas qu’un peu d’ailleurs, c’est au détriment de quoi? Forcément d’un «machin» qui peut l’accueillir sans couiner. Il ne faut pas nous prendre pour des buses!
Et soyons sérieux, on ne peut imaginer que notre univers soit environné de néant, cela signifierait qu’il se trouve à l’intérieur même du néant. Et toute chose plongée dans le néant est ipso facto néantisée. Hors notre univers existe bel et bien, autrement personne ne poserait ces grandes questions qui obnubilent les générations successives d’humains depuis leur accès au raisonnement verbalisé, telle: à quelle heure on mange?
Selon toutes vraisemblances, le «lieu» d’accueil du big-bang, et à sa suite l’univers tout entier, ignore la parcimonie. A croire qu’on pourrait tous aussi bien loger plusieurs univers, peut-être même une myriade, dans ce truc sans nom connu du public.
Martin GALGALLUS

samedi 23 janvier 2010

Position indéterminée

19 A bien y réfléchir...

Notre univers est forcément apparu en un point indubitable

Pour que le big-bang eut lieu, un autre d’ordre plus ou moins «spatial» dû l’anticiper. Un «lieu» difficile à définir sinon par une absence de propriétés matérielles. On pourrait conséquemment appeler celui-ci un «non-espace-temps». Il s’agit en fait d’un «non-lieu» possédant néanmoins une certaine substance, sans doute infinitésimale: presque rien, mais quelque chose quand même. Un vide bien plus vide que notre vide à nous, lequel n’est jamais qu’une partie constitutive de la matière. Sans vide, pas d’atome et sans atomes, pas de matière. Notre vide le plus absolu s’avère donc être de la matière. C’est si vrai qu’en grande quantité, nous apprennent les astronomes, il dégage de l’énergie.
Un vide sûrement très proche du vide cérébral dont sont affligés ceux qui entendent à la lettre les livres saints, pour leur malheur. Et surtout celui des autres, les esprits libres qui veulent échapper au joug débilitant des mabouls de Dieu.
Une «chose» frisant l’abstraction, animée de virtualités prodigieuses, qualités indispensables au développement d’un big-bang viable, dont le fonctionnement vraisemblable pourrait s’apparenter aux bizarreries du pays fantasque d’Alice. En ce domaine, on doit s’attendre à tout, sinon au grand Tout. En tout cas, l’endroit devrait présenter des attributs encore plus aberrants que ceux produits par la mécanique quantique, déjà limites, avec ses lois physiques contraires aux principes bienséants de l’honnête homme.
Martin GALGALLUS