Notre univers est forcément apparu en un point indubitable
Pour que le big-bang eut lieu, un autre d’ordre plus ou moins «spatial» dû l’anticiper. Un «lieu» difficile à définir sinon par une absence de propriétés matérielles. On pourrait conséquemment appeler celui-ci un «non-espace-temps». Il s’agit en fait d’un «non-lieu» possédant néanmoins une certaine substance, sans doute infinitésimale: presque rien, mais quelque chose quand même. Un vide bien plus vide que notre vide à nous, lequel n’est jamais qu’une partie constitutive de la matière. Sans vide, pas d’atome et sans atomes, pas de matière. Notre vide le plus absolu s’avère donc être de la matière. C’est si vrai qu’en grande quantité, nous apprennent les astronomes, il dégage de l’énergie.
Un vide sûrement très proche du vide cérébral dont sont affligés ceux qui entendent à la lettre les livres saints, pour leur malheur. Et surtout celui des autres, les esprits libres qui veulent échapper au joug débilitant des mabouls de Dieu.
Une «chose» frisant l’abstraction, animée de virtualités prodigieuses, qualités indispensables au développement d’un big-bang viable, dont le fonctionnement vraisemblable pourrait s’apparenter aux bizarreries du pays fantasque d’Alice. En ce domaine, on doit s’attendre à tout, sinon au grand Tout. En tout cas, l’endroit devrait présenter des attributs encore plus aberrants que ceux produits par la mécanique quantique, déjà limites, avec ses lois physiques contraires aux principes bienséants de l’honnête homme.
Martin GALGALLUS
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