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samedi 6 février 2010

Question existentielle


21 A bien y réfléchir...

Les incertitudes sont universelles

Le surgissement de l’univers, grâce au fameux big-bang, n’a pu se produire qu’ailleurs (à une adresse impossible qu’aucun facteur virtuose ne saurait dénicher), hors du couple espace-temps. Sans quoi cela signifierait que sa présence précéda sa survenue: absurde! Avant qu’une chose ne soit créée, elle n’existe pas. On doit par conséquent considérer cette dernière comme nulle et non avenue.
Une sacrée question qui ne souffre d’aucun compromis, ou alors on sombre dans la folie shakespearienne. Ainsi l’histrion figurant Hamlet, qui crâne face au verbe substantivé, évoque un constat intrigant dont le prince du Danemark s’avère, dans son délire, incapable de trancher, avec sa célèbre formule: naître ou n’être pas.
Une alternative que tout le monde aurait intérêt à ne jamais oublier dans la vie courante. La réalité de toute chose repose seulement sur deux possibilités: elle est avérée ou non. Un choix simple: c’est soit l’un, soit l’autre. Et il convient d’apprécier en permanence la justesse de son analyse, spécialement quand l’autre est suspect.
Ainsi concernant les affaires de gratifications fabuleuses – qui immanquablement virent à l’arnaque –, toujours se méfier des intermédiaires quand ils ne fournissent aucune preuve tangible. Ou «connaissable», comme lors de la dernière (mais pas ultime) crise du pognon à gogos, avec ses innovations financières «sophistiquées» (dernier adjectif riche en significations telles frelatées, trafiquées, et surtout falsifiées). De sombres calculs pour cela totalement opaques.
Ce n’est pas pour rien que nos anciens, plutôt fines mouches, dans la mythologie grecque, choisirent un seul dieu (Hermès) qui fut commun aux marchands et aux voleurs. On l’aura compris, l’insuffisance divine n’était pas en cause car les sages de ce temps étaient prodigues en dieux allégoriques, leur fécondité surhumaine étant due à un engendrement fantastique. Sans compter l’ère des Romains où tous furent doublés. Il est vrai qu’on ne chipotait pas à l’époque, comparé aux parcimonieuses religions monothéistes. Des pertes auxquelles s’ajoutent, aujourd’hui, nos ressources minérales, d’innombrables espèces végétales et animales, outre les espèces bancaires, l’ample offre de produits agricoles.., ces variétés dont le spectacle agrémente pourtant l’art du divertissement.
Martin GALGALLUS

samedi 30 janvier 2010

Nature débordante

20 A bien y réfléchir...

L’espace disponible de l’univers n’est pas compté

A l’évidence, on ne case pas un bel univers comme le nôtre nulle part. Il nécessite une place conséquente. D’autant plus qu’il ne cesse de croître. Ce qui nous ramène au «contenant» et à un problème de rangement: sur quoi notre univers gagne-t-il son extension? Grenier, cave, échauguette, balcon, appentis, garage…?
Si dans un local bondé une grosse brute écarte les bras, ses voisins fluets se compriment davantage. Tout espace récupéré empiète forcément sur quelque chose: où que ce soit, quoi que ce soit. Chaque usager du métro connaît cet axiome d’instinct.
Puisque l’univers se dilate, et pas qu’un peu d’ailleurs, c’est au détriment de quoi? Forcément d’un «machin» qui peut l’accueillir sans couiner. Il ne faut pas nous prendre pour des buses!
Et soyons sérieux, on ne peut imaginer que notre univers soit environné de néant, cela signifierait qu’il se trouve à l’intérieur même du néant. Et toute chose plongée dans le néant est ipso facto néantisée. Hors notre univers existe bel et bien, autrement personne ne poserait ces grandes questions qui obnubilent les générations successives d’humains depuis leur accès au raisonnement verbalisé, telle: à quelle heure on mange?
Selon toutes vraisemblances, le «lieu» d’accueil du big-bang, et à sa suite l’univers tout entier, ignore la parcimonie. A croire qu’on pourrait tous aussi bien loger plusieurs univers, peut-être même une myriade, dans ce truc sans nom connu du public.
Martin GALGALLUS

samedi 23 janvier 2010

Position indéterminée

19 A bien y réfléchir...

Notre univers est forcément apparu en un point indubitable

Pour que le big-bang eut lieu, un autre d’ordre plus ou moins «spatial» dû l’anticiper. Un «lieu» difficile à définir sinon par une absence de propriétés matérielles. On pourrait conséquemment appeler celui-ci un «non-espace-temps». Il s’agit en fait d’un «non-lieu» possédant néanmoins une certaine substance, sans doute infinitésimale: presque rien, mais quelque chose quand même. Un vide bien plus vide que notre vide à nous, lequel n’est jamais qu’une partie constitutive de la matière. Sans vide, pas d’atome et sans atomes, pas de matière. Notre vide le plus absolu s’avère donc être de la matière. C’est si vrai qu’en grande quantité, nous apprennent les astronomes, il dégage de l’énergie.
Un vide sûrement très proche du vide cérébral dont sont affligés ceux qui entendent à la lettre les livres saints, pour leur malheur. Et surtout celui des autres, les esprits libres qui veulent échapper au joug débilitant des mabouls de Dieu.
Une «chose» frisant l’abstraction, animée de virtualités prodigieuses, qualités indispensables au développement d’un big-bang viable, dont le fonctionnement vraisemblable pourrait s’apparenter aux bizarreries du pays fantasque d’Alice. En ce domaine, on doit s’attendre à tout, sinon au grand Tout. En tout cas, l’endroit devrait présenter des attributs encore plus aberrants que ceux produits par la mécanique quantique, déjà limites, avec ses lois physiques contraires aux principes bienséants de l’honnête homme.
Martin GALGALLUS