Il faut être à cheval sur le sexe des objets
Les anglophones, ces grands naïfs, ne se sont jamais rendus compte que les objets avaient une masculinité ou une féminité. Incroyable mais vrai! Pourtant ça crève les yeux. Les Français, avec peut-être plus d’acuité que d’autres peuples, sont très sensibles à ce genre de chose, c’est-à-dire au genre des choses.
Au fond, il s’agit d’une affaire d’hobbies divergents. Pour preuve, l’argot américain possède une énorme quantité de mots désignant l’argent. Alors que chez nous, notre plus abondante richesse lexicale est réservée au sexe féminin, soulignant le fossé culturel qui nous sépare. Cette distinction penche évidemment en notre faveur.
Tous les hommes ne peuvent être captivés par les mêmes sujets, avec la même ardeur. Que certains idiomes aient des lacunes, soit ! Toutes les nations du monde n’ont pas la chance d’accéder à un langage de haute rationalité. Mais que leurs déficiences linguistiques aillent jusqu’à nier l’évidence, un être civilisé ne peut l’admettre. On doit en toutes circonstances rester lucide et voir les choses telles qu’elles sont, à savoir: sexuées.
Martin GALGALLUS
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