Certains désaccords se changent en objets de scandale
Le Français accorde volontiers l’article convenable à l’objet qui demande cette concordance. Mais cela ne constitue qu’un hors-d’œuvre. La procédure grammairienne n’est pas forcément terminée, pour peu que vous complétiez la chose avec quelques adjectifs et divers participes étayés d’indispensables appoints pronominaux, tout en enrichissant à peine la phrase. C’est alors une ribambelle de mots qu’il convient d’assortir sans fourvoiement. Toujours, bien sûr, à une vitesse supersonique.
De toute évidence, ne pas respecter l’accord du genre est très grave. Plus qu’une faute de goût : une insulte à ce petit quelque chose qui différencie le mâle de la femelle. Comparable à vêtir d’un soutif et d’une petite culotte de soie dentelée Adam. Ou Eve, d’un slip kangourou. Les objets ont leur amour-propre, sachons ne pas tourner leur honorable identité sexuelle en ridicule. Tous ne visent pas à parader sur un char de Gay Pride ou à s’illustrer par des facéties vestimentaires lors d’une bouffonnerie.
Martin GALGALLUS
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