Affichage des articles dont le libellé est réforme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est réforme. Afficher tous les articles

dimanche 20 décembre 2009

Français visionnaire

14 A bien y réfléchir...

Les bons mots d'une orthographe amendée éviteraient beaucoup de gros maux

Quand la majorité des Français seront incapables d’écrire un seul mot sans massacrer son orthographe, le pays entier sera mûr pour remettre les pendules à l’heure. Les lobbies d’attardés défendant une orthographe figée, capricieuse et imprévisible, ne pourront plus s’y opposer. La simplification coulera de source. Que cette rénovation soit faite intelligemment n’est même pas à exclure.
Tout est une affaire d’habitudes. L’homme trouve beau et acceptable ce qu’on lui a enseigné dès son enfance, ce qu’il a par conséquent toujours vu. Difficile ensuite de renoncer à la routine. Mais quoi qu’on en pense, les Français, grands collectionneurs d’aberrations linguistiques, peuvent fort bien s’adapter à des règles orthographiques et syntaxiques sensées. Ils ne sont pas aussi indécrottables que certains de nos compatriotes le croient. S’affranchir des systèmes fumeux ne leur causerait aucune peine: bye-bye âneries! Et sans regret!
Les germes de la pure logique doivent féconder tous les secteurs, y compris le langage, lequel n’est après tout qu’un outil. Et quel outil, dont on use à chaque instant: hormis les anachorètes. Encore que ces derniers en aient tout autant besoin pour entretenir leur discours intérieur.
Si l’utilisation d’un tel outil exige des efforts insensés, qui en font oublier ce à quoi il est destiné, c’est que les choses ne tournent pas rond. Bien sûr, la roue carrée a son charme, mais elle roule nettement moins bien qu’une ronde.
Martin GALGALLUS

dimanche 13 décembre 2009

Français dépassé

13 A bien y réfléchir...

Une langue tarabiscotée produit des mal embouchés

Français dur, à simplifier. Français dur à simplifier. Inutile de préciser que le sens des deux propositions change selon qu’il y ait virgule ou non.
La réforme de l’orthographe, sous peu, ne sera plus un problème. Grâce aux génies réunis de la séméiologie, de la philologie et de la sémantique appliqués sans modération à l’école, tout s’arrange. A l’aide de leurs innovations si peu « intuitives », les abstractions dérivant de ces disciplines ont rendu la transmission du français indéchiffrable. La cause de cette déliquescence étant due en particulier à la séméiologie: redoutable. Science amphigourique dont les sectateurs ont le pouvoir insidieux d’intimider les profanes, rabattant le caquet de presque tout le monde. Excellente méthode surtout destinée à clouer le bec des parents d’élèves, ces trouble-fête qui, sans cela, pourraient avoir la bassesse d’empiéter sur les prérogatives sacrées du monde professoral en se permettant de fournir une aide scolaire à leurs enfants.
Enseignement du français « clarifié » au moyen d’expressions jargonnantes qui parviennent à obscurcir pleinement la compréhension des règles les moins déraisonnables. Les autres, n’en parlons pas.
Autrefois, nous étions seulement traumatisés par les dictées dans laquelle sévissaient une orthographe absconse et des règles grammaticales abstruses. Le reste était intelligible. Donc pas de quoi fouetter un cancre. Aujourd’hui, il convient de déjà posséder une maîtrise pour décoder le moindre manuel d’un cours élémentaire.
De sorte que, d’année en année, l’élève moyen perd davantage la capacité d’orthographier correctement plus de trois mots. Et encore! Pendant que le nombre de fautes augmente, le niveau baisse. Résultat indéniable (sinon positif) dépassant toutes les espérances. Cela pourrait faire en outre l’objet d’un problème arithmétique novateur.
Martin GALGALLUS