Le symbole de l’infini fut conçu à dessein
Rappelons que l’indication de l’infini (pour nos usages courants si fréquents) est un huit couché: ∞.
Le fait que ce symbole reste constamment couché ne surprendra personne si l’on pense qu’il s’applique à des espaces illimités: de quoi être vite épuisé. Première explication parfaitement claire que tout le monde est capable de saisir d’emblé.
En revanche, la forme doublement giratoire exige un petit effort mental. C’est pourquoi, il convient d’ajouter à votre intellection quelques neurones frais en avalant une ou plusieurs noix (selon sa taille, son poids et la circonférence de sa cervelle). Il existe des abaques commodes qui facilitent ces calculs, alors autant respecter les quantités idoines. Mais quel que soit le résultat chiffré, ne jamais oublier: la noix s’absorbe coque enlevée (au contraire de l’œuf à la coque, bien que celle-ci ne se mange pas davantage). Cette pratique fondée est pourtant inenvisageable sur les bateaux, sinon ils coulent.
Le système à double boucle nous rappelle que l’infini se perd dans deux directions: l'immensité versus l'infinitésimalité. Sans doute, certains l’ont déjà ressenti au cours de leurs déplacements dans les transports en commun: sans grève ou avec.
Remarque importante: quelles que soient les circonstances, ces deux étendues inverses ne doivent pas être confondues, surtout quand elles atteignent des dimensions extrêmes. Ou cela peut créer des problèmes insolubles. Il faut donc rester vigilant.
Les chercheurs scrupuleux peuvent remarquer que le croisement des deux boucles ne se fait pas sur un même plan: point crucial mais non unique. Cette intersection s’opère obligatoirement dans la troisième dimension. Bien sûr, l’axe vertical de notre vision du pictogramme rend l'appréciation difficile. Mais l’habitude aidant, cette particularité géométrique devient vite distinguable, même sans microscope.
Les lignes du symbole de l’infini ne se croisent donc pas «physiquement», telles ces bêtes d’exception destinées aux concours. Pourquoi ça, pourraient – durant la pause d’une rencontre sportive – se demander un groupe de téléspectateurs qui se désaltèrent. Oui! pourquoi ce recours à la troisième dimension, alors qu’il serait si économique de n’en utiliser que deux?
Parce que c’est indispensable. Déjà qu’on ne croise pas les chihuahuas avec des saint-bernard, à plus forte raison, quand il s’agit de l’infiniment petit et l’infiniment grand. Le chemin d’un nucléon n’a aucun rapport de taille avec la trajectoire d’une supergéante rouge. N’étant pas s’assortis, ils ne peuvent s’accoupler. De même qu’aucun hypocondriaque ne toucherait un bilieux lors d’une épidémie grippale. Par principe: méthodique dans le premier cas, idiosyncrasique dans l’autre. Vérités d’évidence qui se conçoivent aisément. Pas besoin d’avoir fait de longues études pour cela.
Martin GALGALLUS
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